Une réunion TAP houleuse

Lundi 16 février 2015, à l’école des Pins

La mairie a invité les parents d’élèves et les enseignants des 4 écoles de Bouc Bel Air à proposer des projets de réorganisation des rythmes scolaires, tout en respectant le cadre imposé par l’Education Nationale.

Nous vous avons exposé nos propositions par mail. Cf l’article « TAP: explications sur nos choix » pour plus de précisions.

Mairie : M. Mallié, maire de Bouc-Bel-Air qui remplace et excuse madame Ventron, 1ère adjointe et malade; Mme Bovo, directrice du service Enfance Scolaire Jeunesse; Mme Giba et M. Partiot.

Education Nationale : Mme Truant, Inspectrice de l’Education Nationale (IEN).

Ecoles élémentaires et maternelles : enseignants, directeurs et parents d’élèves des Pins, de La Salle, de La Bergerie et des Chabauds,

Monsieur le maire nous a présenté les contraintes budgétaires. Chaque année, l’Etat diminue sa dotation globale de fonctionnement: -140 000€ l’année dernière, -290 000€ cette année. Les TAP coûtent 178 380 Euros qui sont répartis en 3 tiers : par la mairie, par le « fond d’amorçage » de l’Etat et par les parents. Comme son nom l’indique le fond d’amorçage est fait pour amorcer la réforme, il ne sera donné que 2 ans. Comment sera réparti le coût des TAP pour l’année scolaire 2016-2017? La question reste en suspend.

Avec ce tiers de participation, la mairie est au maximum de ce qu’elle peut offrir. Si, dans nos propositions, nous souhaitons augmenter le temps des activités périscolaires, le coût sera uniquement à la charge des parents. Une demi-heure de TAP en plus est estimée à 50 000€ supplémentaires.

Cette information est importante : aujourd’hui, pour les familles, les TAP coûtent 53€ par an et par enfant. Soit 1,50€ la séance d’1h40. En passant à 2h de TAP, on ne rajoute pas un simple tiers du prix, mais la totalité du coût, la séance passe donc à 3€.

Madame Truant fait une introduction étonnante. Elle nous fait part de sa satisfaction sur la loi de refondation pour l’école, dont une des dimensions est la réforme des rythmes scolaires. Il est vrai que la refonte du socle commun (révision des programmes), la mise en place d’un maître surnuméraire dans chaque école (un enseignant de plus que le nombre de classes, pour prendre en charge les enfants en difficulté), la scolarisation des enfants de moins de 3 ans, dès 2 ans, peuvent être de bonnes évolutions.

Mais nous n’avons aucun écho positif sur la réforme des rythmes scolaires, ni côté enseignants ni côté parents, ce qui ne semble pas inquiéter l’inspectrice. Nous avons demandé une audience pour discuter de la réforme avec les représentants de l’Education Nationale, Madame Truant nous propose de nous inscrire à des conférences de consensus (redoublement, enseignement des mathématiques, qualité de l’enseignement). Nous renouvellerons notre demande à un moment plus approprié et par une voie plus officielle.

Par la suite, Bernard Partiot présente les différentes propositions et le coût estimé pour chacune d’elle. Parents et enseignants proposent majoritairement de supprimer l’heure d’enseignement précédent les TAP. Par différents biais : augmenter les heures d’enseignement du matin ou de l’après-midi les jours sans TAP, augmenter aussi la pause méridienne les jours de TAP : 2h30 au lieu de 2h. Le projet de suppression des TAP est aussi présenté, avec la fin des cours à 15h45 tous les jours.

L’heure d’enseignement avant les TAP est unanimement qualifiée de « perdue » par les professeurs. Notre projet d’augmenter le volume d’heure d’enseignement à 1h30 avant les TAP est discuté mais la préférence va à la suppression. Le coût pour les familles est toutefois énorme et l’intérêt pour les enfants n’est pas assuré.

Le débat a été houleux, les frustrations étant grandes chez les professeurs fatigués et impuissants devant leur inspection qui nie les problèmes. Malheureusement c’est la mairie, qui cherche des solutions et propose des projets, qui fait l’objet des plus vives critiques.

Pour l’enfant, il est certain que le choix du samedi aurait été le plus judicieux. Il aurait ainsi pu se reposer le mercredi. Mais l’enfant fait partie d’une famille et cette famille obéit aussi à ses contraintes et ses envies. C’est à plus de 80% que nous avons voté l’année dernière pour l’école le mercredi.

La mairie reviendra rapidement vers les associations de parents d’élèves avec 2 ou 3 propositions pour que nous puissions vous consulter. Projet à rendre au Recteur avant le 15 mars.